Pierre et le boudin

aucun rapport entre le titre et la photo,on est bien d'accord ? Mouais
Hello les bulots, I'm back !
J'avais besoin de faire une coupure franche car je n'avais pas la tête à la gaudriole. Pour tout vous dire, j'étais à peu près aussi drôle qu'un discours d'Alain Finkielkraut et gaie comme une veillée funèbre chez les mormons.
Si on raconte deci-delà que les blogs sont un peu le divan du web 2.0, je suis à peu près certaine que vous ne me suivriez pas longtemps sur le chemin de la dépression post-moderne qui m'habite depuis quelques temps. Montre moi ton côté sombre disait Axel, ouais ben déjà, c'est limite décent cette histoire mais surtout n'est pas clown triste qui veut.
Flashback au mois de juillet où je fêtais dans l'insouciance de la jeunesse, mes trente ans et des poussières. What else pour l'occasion que Pierre Augé, le bellâtre gastronome qui nous avait régalés de sa tête de veau et de son sourire tout méridional quelques mois plus tôt au pied des arènes de Béziers. Non, y'a pas de contrepèterie dans cette phrase même si, la vérité, j'aurais bien aimé. Émoustillées comme des ménagères en goguette à la première du World Stadium Tour d'André Rieu, Kat Von F et moi nous sommes concentrées sur la carte tandis que Rocco scrutait les cuisines pour tenter d'apercevoir Pierre. A moins que ce ne soit le contraire, je ne me souviens plus très bien.
A ce stade,on aurait pu me servir un oeuf mayo que j'aurai trouvé ça dément mais comme la fois précédente, nous avons frôlé l'orgasme culinaire à chacun des plats.

le feuilleté de moules, ça commence fort

la soupe d'asperges vertes et son pavé de foie gras

le fameux boudin en bonbonnière, une tuerie

le bar en croute de tapenade

mon agneau destructuré

les petites douceurs
Kat essaie de voler le couvercle de la bonbonnière en le planquant mal dans son soutif et en espérant secrètement se faire gauler pour avoir à faire la plonge aux côtés de Pierre. Han mais c'est hyper tordu comme plan Kat, shame on you !

je fais bien la fille qui ne se doute pas un seul instant que Pierre va venir la saluer, hein ? Actor's Studio

et en plus, il est drôle

mon dessert d'anniversaire

mon bisou d'anniversaire

mon câlin d'anniversaire
Ah non, l'établissement ne propose toujours pas de chambre ? Pardon, un peu trop de gingembre dans mes sticks d'agneau sans doute. A la place, nous avons eu droit à une visite guidée et privée du resto jusqu'aux recoins de la chambre froide, y'a pas à dire, ces mecs du sud savent recevoir.
Bref, je l'ai déjà dit et répété mais si vous habitez dans un rayon de moins de 100 kilomètres autour de la Maison de Campagne, courez-y, la cuisine vaut le déplacement et pour toutes celles qui, comme moi, ont gouté au boudin de Pierre et n'en sont pas revenues, oh la la, je vais avoir des problèmes, je vous livre la vraie recette, simple, excellente, arrachée au prix de ma vertu mais le sacrifice est une seconde nature chez moi.
Bonbonnière de boudin noir aux deux pommes façon Pierre Augé
2 kg de boudin noir
1 kg de pommes de terre rattes
2 pommes golden
1 l de crème UHT
400g de beurre
Eplucher, tailler et cuire les pommes de terre environ 20 min, faire une
purée avec le beurre et 80 dl de crème liquide. Salez, poivrez, puis gardez au
chaud.
Eplucher et tailler les pommes Golden, faire compoter doucement.
Enleverla peau du boudin, faire chauffer la chair avec 20 dl de crème. Mixer puis garder au chaud.
Laver les pluches des 2 pommes, les sécher dans du papier absorbant et les frire à 180°. Les dresser dans un cône en papier. Bon ça, c'est facultatif mais c'est sympa.
Montez en strates le boudin, la purée et la compote dans une bonbonnière.
Initials B.B.
Aaaaaaaaahhhhh Benjamin ! Il semble qu'après Romain Duris et Pierre Augé, mon coeur d'artichaut ait définitivement pris ses valises pour aller rejoindre Benjamin Biolay. Inconstante ? Affirmatif.
Lundi soir, une soirée douce, presque chaude comme je les aime, le Campo Santo, un lieu magique à Perpignan, Benjamin arrive sur scène et pulvérise d'un couplet tous les poncifs lancés par les envieux environnants (soporifique, sans voix, atone, chiant...), la voix est chaude, à peine éraillée par la clope et me fait tourner la tête, nous sommes seuls au monde, je ne sais pas ce que font ces minettes, les bras levés devant la scène puisque de toute façon, Benjamin ne chante que pour moi.

Je me lève sur "Si tu suis mon regard" et oblige du coup mes voisins de derrière à faire de même puis toute ma rangée, il faut qu'on m'explique comment les gens peuvent venir à un concert et rester parfaitement immobile,pas une mèche qui bouge, pas un cil, c'est inouï, restez chez vous les momies.

Photo Alain Roig pour Catacult
Ah ça, je l'ai suivi ton regard Benjamin, j'ai frissonné sur La Superbe, me suis pâmée sur le final d'A l'Origine et j'ai rendu l'âme sur Les Cerfs Volants du deuxième rappel, ma chanson préférée mais ça, tu le savais.
Quel concert, quelle soirée, quel mec !
Pour finir, la set list chère à ma copine de blog, Fée des Brumes...!

Merci Pascal !
...et quelques mots tirés de Chère Inconnue
Chère Inconnue,
Auriez-vous pris possession
De ma vie, de ma vue,
En terre inconnue
Non ?
Chère Inconnue
Si vous saviez qu'un amour
Transi et déçu
Vibrait à votre insu
Non ?
Chère Inconnue,
Qui ne sortez jamais sans
Votre cher par-dessus
L'auriez-vous choisi
Non ?
Cette avenue,
Ce deux-pièce en ville avec vis à vue,
Qui fait de vous ma cible, ma belle ingénue,
Toute de noir dévêtue…
Déçu.
Chère Inconnue,
J'ignore votre état civil,
Née de père inconnu
Au fond de la rue
Non ?
Chère Inconnue,
J'enchaine aux fortes crayons
Les éprises de vue,
De votre anatomie
Si j'avais su,
Que vous étiez facile, je serais venu,
Au lieu de cet imbécile, qui reste au dessus
Tout de noir dévêtu
Le sais-tu ?
Chère Inconnue,
Je veux tes bas couleur chair
Je veux ta peau écrue,
Pour la vie entière
Non.
Chère Inconnue,
Je l'ignorais mais la vie
Est une somme de bévues
Et qu'un point de vue
Et cette avenue
Coulait des jours tranquilles
Avant votre venue, qui me rend irascible,
Ma Chère Inconnue
Toute de noir dévêtue…
Chère Inconnue,
Auriez-vous pris possession
De ma vie, de ma vue,
En terre inconnue
Non
J'aime regarder les filles...

...qui marchent sur la plage ou ailleurs dans leurs crocs pailletées, leurs bras qui se balancent ou plutôt la graisse de leurs bras et de leurs ventres qui se balance, exposée sans complexe à la face du monde extérieur.
C'est moi ou les jeunes filles font de moins en moins gaffe à leur silhouette ? Mais que fait le docteur Cohen ?
A l'heure où je suis moi-même en mode hyper-protéiné pour perdre 4 malheureux kilos qui m'obligeaient à m'enduire de vaseline pour rentrer dans mon slim et à passer le reste de ma journée debout en apnée, je croise au large du MacDo de jeunes donzelles qui n'ont pas encore l'âge de passer le samedi soir devant Canal+, confortablement équipée d'un 100D qui pourrait être affriolant s'il n'était pas installé sur une bouée du même diamètre et je m'interroge...
Si je suis opposée au règne de la taille 32, doit-on pour autant croiser des sosies pré-pubères de Beth Ditto (ci-dessous, classe, très classe) tous les jours ?
Doit-on se répandre tels les bourrelets de la dame en niaiseries du style "elle prouve qu'on peut être belle même lorsqu'on a des formes...". Des formes, vous dites ?
Même la petite Luce de la Nouvelle Star, adulée par mes compatriotes catalans, parfaitement objectifs quand il s'agît d'une enfant du pays, connaît peut-être son quart d'heure de gloire maintenant mais je doute qu'elle ait toujours parfaitement assumé son mètre cube. Mais oui, vous pouvez faire des aaah, des oohh consternés, ne poussons pas l'hypocrisie jusqu'à ne pas reconnaître qu'avant de détecter que la demoiselle a un joli filet de voix (et ça se discute comme dirait l'autre), tout le monde l'a trouvée sacrément potelée.
Entendons-nous bien, je ne fais pas de racisme anti-grassouillets, je me trouve d'ailleurs particulièrement pathétique lorsqu'après un mois de steaks et de filets de panga vapeur, je pleure en apercevant une tranche de melon mais je me dis qu'alors que nous devrions écumer de rage envieuse devant les fesses pommelées des minettes de 16 ans, j'ai presque envie de devenir nutritionniste ou videuse à l'entrée du Quick.
Pardonnez-leur, elles ne savent pas ce qu'elles font...ou alors elles s'en foutent complètement et elles te l'éructent à la tronche lorsque tu as le malheur d'évoquer les vergetures, les seins qui te dégringolent sur les genoux et plus tard, le cholestérol, le diabète, les doigts de pieds qui tombent et là, t'as l'air maligne avec tes Havaïanas quand il te manque trois orteils.
Mais le plus grave n'est-il pas de devoir se fringuer au rayon grandes tailles de chez Kiabi (parce que tu peux chercher chez Zadig ou chez Sandro, au delà de la taille 42 affichée qui est en fait un petit 38, tu peux creuser, tu ne trouveras pas de quoi habiller ton adipeux mollet) ou pire, dans la collection Marianne James pour la Redoute ? Brrrrrrrrr, complètement glucose comme perspective.
En fait, cela faisait déjà belle lurette que je voulais rendre hommage, non, non, le mot n'est pas trop fort, à mes copines trentenaires, quadras voire quinquagénaires qui, au delà de se maintenir, m'éblouissent chaque jour d'avantage. Je ne les choisis pas pourtant mais si vous saviez comme elles sont belles les Nathalie, Carine et j'en passe et vous m'excuserez mais je ne peux pas les citer toutes.
En ville ou à la plage, ces femmes me prouvent chaque jour si besoin était qu'il y a une vie après la prime jeunesse, après la maternité, après la ménopause...et avant les Téna ! (oui c'est obsessionnel chez moi la Téna, du coup, je fais travailler mon périnée en permanence, comme notre bien aimé petit père des peuples).
J'espère qu'elles ne m'en voudront pas de les mettre en première ligne et en images aujourd'hui mais il est des circonstances pour lesquelles il serait égoïste de ne pas faire tourner.



On verra tiens si Gisele Bundchen arrive au même résultat à 45 ans, avec 2 ou 3 enfants à son actif, pas évident moi je dis...
J'aime Georges Frêche et les rousquilles...
...et les zézettes aussi mais c'est une autre histoire.
Je vous rassure, personne ne m'a frappé le crâne avec un objet contondant et je n'ai pas fumé de cigarettes qui font rigoler depuis belle lurette.
Pour la petite histoire, on m'a demandé de couvrir un évènement d'internationale importance la semaine dernière où je fis la connaissance de Georgio, le maudit.
Je ne vous fais pas le pitch, je suis une quiche en politique mais vous n'êtes pas sans savoir que le Sieur Frêche, ex-maire de Montpellier et président de la région Languedoc-Roussillon vient de se faire renier par ses pairs du PS pour "dérapages verbaux".
C'était pas la toutoute première fois non plus, Georgio s'est souvent fait remarquer car il a la peau du ventre bien tendue mais surtout la langue bien pendue. Ce qui lui a valu cette récente cabale, ce sont ses paroles à propos de son collègue Fabius, arguant qu'il ne voterait pas pour lui car il avait une "tronche pas catholique".
Fabius est juif, ce n'est pas un scoop et du coup, brandissant la carte de l'intolérable insulte à caractère religieux, les vertueux dirigeants du PS, Dame Aubry en tête ont décidé que enough était enough et qu'il fallait bouter l'importun incontrôlable hors de la Septimanie.
Evidemment la manœuvre a eu pour effet d'attirer toute les sympathies vers le vilipendé dont la mienne car je dois bien l'avouer, faible je suis envers la veuve et l'opprimé plus son petit orphelin.
Mais qu'est-ce qui a fait que je me suis retrouvée devant lui, la lippe légèrement bavouilleuse et entrouverte telle une adolescente pré-pubère au concert des Tokyo Hotel ?

Les fans de Tokyo Hotel passent leur 4ème nuit devant la salle de concert de Esch-sur-Alzette au Luxembourg
Après analyse et fine introspection, on est sûr que ce n'est pas son physique de jeune premier...


ni son empathie vis à vis de ses petits camarades

Comment ça il dort ? Non, il réfléchit au problème de la dérive des continents, son côté écolo-citoyen.

ses qualités de boute-en-train alors ?
Ou peut-être juste le fait que cet homme n'use et n'abuse pas de circonvolutions sémantiques pour t'enrober les choses dans du papier de soie et que le fait d'être en campagne ne l'empêche nullement de dire trois conneries à la minute, plongeant ainsi ses colistiers dans un désarroi abyssal. En tout état de cause, un érudit à l'égo aussi gonflé que sa panse qui représente une certaine liberté d'expression, notion chère à mon cœur d'ex-journaleuse.
Mais laissons là mes considérations de groupie sur le retour pour aborder un sujet tout aussi controversé, la rousquille, fleuron de la haute gastronomie catalane. Ah ça, je m'étais gaussée allègrement sur le gâteau à trou, sponsorisé par Rubson, j'en ai d'ailleurs disposé quelques-unes ça et là dans ma cave et ça marche, elles absorbent l'humidité ambiante et font également office de mort aux rats puisque les pauvres souris se jettent dessus avant de mourir d'étouffement.
Mais depuis cet article, d'aucuns ou d'aucunes s'étaient jurés de me faire changer d'avis sur le gâteau sec et moi, je rigolais bêtement sous cape en pensant que celui qui me ferait admettre que la rousquille fraîche existait n'était pas né.
Bon que celui qui n'a jamais changé d'avis me jette sa première rousquille mais pas trop fort hein, ça peut faire hyper mal. Ainsi, par la grâce de Véro, voici ce que j'ai reçu un beau matin :
Déjà, y'a pas de trou, c'est très perturbant, elles viennent d'Arles-sur-Tech, de chez Jean Touron qui, par contradiction patronymique a décidé de se spécialiser dans les rousquilles fondantes. Et il se débrouille bien le bougre car j'ai été obligée de ravaler mon fiel devant la texture plutôt moelleuse des gâteaux qu'il convient de manger dans les trois jours suivant leur fabrication. Il y a encore peu de chances pour que je fasse la route jusqu'à Arles-sur-Tech pour en acheter mais si vous devez un jour goûter des rousquilles, autant que ce soient celles-là.
Par contre, je reste intraitable sur les bougnettes, qu'on se le dise !
La prochaine fois, nous nous essaierons nous-mêmes à la fabrication de rousquilles et nous causerons zézettes mais devant tant d'indécence culinaire, mon four a décidé de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu (petite précision linguistique : contrairement aux idées reçues, l'immolation peut avoir lieu par l'eau, le feu, la terre, le bois, le fer etc...) donc il faudra patienter encore un peu avant de s'immerger corps et âme dans les secrets de la grande cuisine régionale. Je vois bien que ça vous fait de la peine, va.
La folle du roi
First, permettez-moi vous présenter mes confuses pour cette interruption plus ou moins volontaire des programmes. Je fus d'une feignasserie sans nom et je me suis contentée d'aller voir ailleurs si j'y étais. Je n'y étais pas mais je me suis régalée d'aller fureter chez les autres notamment chez Fée des Brumes, une charmante blogueuse rencontrée au ...Clos des Fées, ce qui ne s'invente pas. J'ai fait un petit détour obligatoire et règlementaire au QG de La Mère Joie avant d'atterir chez Jenny Grumpy dont les chroniques légères et pertinentes me détendent. Autant dire les amis que je fus fort occupée même quand il a neigé sur Yesterday et que j'étais bloquée par des congères de trois mètres.

Mais revenons au sujet qui nous intéresse, à savoir moi. J'ai pris trois kilos, j'ai la langue en foie gras et je connais toutes les réponses aux devinettes des apéricubes autant dire que ça va pas fort.
La seule bonne nouvelle du moment, c'est que j'ai enfin fini la saga Millenium et que vous m'en voyez fort soulagée. A cause de la trilogie suédoise, je ne sais même pas si je pourrais retourner chez Ikea cette année tellement je suis gavée des trémas et du nombre hallucinant de consonnes au millimètre carré.
Bref, le truc dont je voulais vous causer, c'est que, pas plus tard que la semaine dernière, au détour d'une banale conversation, une impudente m'a sorti que j'avais gardé un max de parisianisme dans l'attitude et que je faisais pas trop couleur locale dans la garrigue, si tu vois ce que je veux dire... Ben traite-moi de snob pendant que t'y es !
Le soir même, en faisant un brin de rangement, j'ai retrouvé une photo qui illustre combien je fus incomprise toute ma vie durant...

Ah on la ramène moins là ? Oui, c'est moi dans ce costume seyant et chamarré. Je remplaçais la cloche de fin de cours en agitant frénétiquement la tête.
A côté, le mec à l'air atterré, c'est mon petit copain du moment, Alexis qui m'a plaquée d'une façon tout à fait inélégante la semaine suivante, faut-il voir un lien avec ma tenue ? Je m'interroge.
ALORS QU'ON NE VIENNE PLUS JAMAIS ME DIRE QUE JE SUIS ESCLAVE DES APPARENCES PARCE QUE CA VA BIEN LES JUGEMENTS A L'EMPORTE-PIECES, HEIN ?
Et vous remarquerez que le ridicule ne tue pas, la preuve...
Demain j'enlève le haut...
(Et puis quoi encore ? Je paye déjà suffisamment de ma personne ici pour bien peu de reconnaissance, ingrats que vous êtes !)
Pa pa pa pa pa paaaaaa chantonnais-je sur l'air de la pub Dim en me baladant en collant et sous-pull dans un remake approximatif des frères Jacques en un poil plus gracieux.
N'allez pas croire que je peaufine mes chorégraphies dans mon salon, moulée dans de l'élastane, telle Zizi Jeanmaire, j'étais en plein crash test pour le nouveau collant Dim Body Touch, gentiment envoyé en version opaque par Mr Dim himself.
Déjà totalement acquise à la cause de leur lingerie du même nom, une petite révolution en matière de confort sans trop rogner sur le côté glamour, je me devais d'essayer le collant à la ceinture révolutionnaire qui ne te tronçonne pas l'abdomen.
Oui, passé 28 ans (quoi ?), nous, les femmes, nous nous attachons un tantinet plus au confort de nos dessous qu'à leur fatal pouvoir d'attraction. Enfin, sauf Dita Von Teese qui déclarait récemment qu'en toutes circonstances, elle ne supportait aucun laisser-aller... Je me suis imaginée un instant la diva du bas-couture en pleine gastro-entérite, nauséeuse dans sa guépière Fifi Chachnil et j'ai décrété que sa vie devait ressembler à un petit enfer. Et puis, si c'est pour attirer des demi-fêlés au teint cadavérique et au regard pas clair, très peu pour moi.
Le confort donc est important à nos âges pré-ménopausés. C'est l'étape qui précède celle du maintien obligatoire et de la gaine 18h.
Entre nous,quand j'ai sorti le collant opaque de son emballage et que j'ai vu la ceinture dont le diamètre ne devait pas excéder 5 cm, je me suis dit que Mister Dim était décidément taquin mais sans contorsion ni fléchissement de genoux pathétique, j'ai réussi à enfiler le truc qui tient toutes ses promesses.
Depuis toute petite, j'ai passé des journées entières en apnée malgré de folles tentatives pour détendre la ceinture démoniaque qui me cisaillait la taille genre je retournais le collant par dessus la jupe ou je l'enfilais sur un dossier de chaise toute une nuit, ce qui avait effectivement pour effet de détendre tellement la taille que le collant me baillait à l'entrecuisse toute la journée, du coup, je passais mon temps à tirer dessus pour le remonter jusqu'à ce qu'invariablement, il me claque dans les doigts...bref, de grands moments de solitude féminine.
Les bas autofixants nous avaient quelque peu tiré d'affaire même si le fait de voir la démarcation du bas sous la mini ras-de-la-salle-de-jeu nous donnait des airs de péripatéticiennes roumaines débarquées en banlieue mais la vérité était ailleurs. Non content de ne pas vous faire ressembler à une saucisse de morteau, le body touch vous galbe la gambette mieux qu'une danseuse du Crazy et ça, ça n'a pas de prix. Enfin si, environ 9€ chez Carrouf, ré-vo-lu-tion-naire, on vous a dit !
Toujours le poing levé
Vous avez dû remarquer qu'entre Fantomas contre Scotland Yard et Secret Story, ce n'est pas la télé de l'été qui vous fera frôler le nervous breakdown neuronal.
Comme d'habitude me direz-vous, je regrette d'ailleurs certains moments forts des étés précédents comme
Harry de l'île flottante de la tentation, un parfait gentleman qui le soir de son arrivée en était déjà à un fort degré d'intimité buccale avec une "tentatrice" pourvue selon lui d'un "gros, gros charme" et qui nous a régalé de tournures linguistiques à nulle autre pareilles.
Mais qu'à celà ne tienne, je me suis consolée, non pas en lisant Marc Lévy ou Guillaume Musso, je ne suis pas encore tombée aussi bas mais en regardant "les inédits de l'été" de Capital ou de "Zone interdite" sur M6 qui devaient être inédits pour les enfants de moins de 12 mois puisque, sans être une fan absolue de ce type d'émission, j'avais déjà vu certains des reportages au moins 3 fois.
A chaque fois, je suis tombée sur des sujets sur les riches...Comment vivent les riches, comment dépensent-ils ton salaire de 10 années en une soirée...En pleine crise financière, pour toi qui n'a pas pu partir en vacances ou toi qui regarde une télé 17 cm dans ta caravane à Argelès, regarde donc comment je me verse un jéroboam de Veuve Cliquot sur les seins en rigolant bêtement...
Toujours est-il que dans ces émissions destinées à élever notre conscience au delà de la ligne de flottaison, j'ai été interpelée par deux documentaires, enfin documentaires, j'y vais pas avec le dos de la touillette, deux reportages disons, sur Les Baux de Provence et le Cap Ferret, deux destinations où la danse des tongs n'est pas de toutes les réceptions et où le ricard se sert uniquement en espuma pour accompagner les saint-jacques, sinon rien.
Aux baux, petite bourgade charmante située sur un éperon rocheux, le maire qui vient d'ailleurs de passer l'arme à gauche, paix à son âme, nous faisait faire une petite visite du site en déplorant toutes ces boutiques de souvenirs où l'on vend par brassées de fausses cigales provençales qui chantent quand tu passes devant, des torchons ou des nappes typiquement fabriqués en Chine ou en Turquie...Ok, jusque là, on te suit Gérard, tu veux défendre l'artisanat local, c'est tout à ton honneur.
Sauf que le bougre poursuit en disant que ce qui le gène vraiment, c'est la clientèle que drainent les dites échoppes et que le touriste à bob fait un peu tâche sur l'harmonie du site. Lui, il se contenterait bien des occupants de l'Oustau de Baumanière où la chambrette ne se négocie pas à 290€ la nuit (sans le petit déj, on n'est pas au Campanile non plus) et où il est de bon ton de venir en hélico.
D'accord Gérard mais tu oublies les 600 000€ que rapporte annuellement le parking obligatoire à l'entrée des Baux ? La prochaine fois que Brad et Angelina viendront à Baumanière, tu leur demanderas de te verser l'équivalent de ce que tous les allemands en short te versent un peu chaque jour pour avoir l'honneur de fouler 3 ruelles pavées qui cassent même pas 3 pattes à un caneton !
Mais mon courroux serait retombé comme un soufflé servi trop tôt si on n'avait pas réveillé mon instinct révolutionnaire une seconde fois, avec la très select station balnéaire du Cap Ferret où la moindre cabane en pin même pas des Landes s'arrache à des prix indécents. Et là, le maire (qui n'est pas mort à l'heure où nous mettons sous presse) nous explique posément que son ulcère du duodénum va beaucoup mieux depuis qu'il a fait fermer le camping pour en faire une réserve naturelle où 3 canards s'ébattent joyeusement, ravis de l'aubaine ! Parce que vous comprenez, explique-t-il au téléspectateur pauvre, toute cette populace population amenée par les campings, ce n'est pas la clientèle que l'on s'attend à voir au Cap...
Presque, j'ai failli faire un malaise vagal et pourtant, je faisais pas de jogging.
Moi, je dis, lançons donc un pogrom, pardon, un programme d'éradication des pauvres. A quand l'interdiction de circuler dans les rues de St Tropez ou de Ramatuelle pour ceux qui ne payent pas l'impôt sur la fortune ? Et si on pouvait aussi faire quelque chose pour les handicapés parce que les fauteuils, les rampes d'accès, tout ça, c'est peut-être pratique mais avouez que dans un site classé, c'est pas hyper esthétique.
Bref, il me semble que Besancenot tient son université d'été à Leucate, une station popu comme je les aime, je vais peut-être aller écouter ce qu'il a à dire finalement.
Bienvenue à Galaswinda darladirladada
Salut les bulots
vous vous êtes coincés les doigts dans le transat ? Je vous signale que pendant que vous lisiez Voici, on s'est fait piler par une madeleine gonflée à l'E.P.O.
Allez les gars, réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup.
C'est donc l'été, enfin, les touristes sont là, c'est un festival de tenues improbables mais également de discussions apocalyptiques qui ne peuvent s'expliquer que par un abus caractérisé de rosé ou de sangria. En voici un exemple :

La photo n'est pas très explicite mais entre deux applications de graisse à traire, j'entends ma voisine (en même temps, comment ferais-je pour ne pas l'entendre puisqu'elle s'est tellement collée à ma serviette que j'ai cru à un moment que c'était un membre de ma famille...mais non en fait) qui dit à sa fille, Jennifer :
- " t'as vu Jen, le type là-bas au loin, il a de l'eau jusqu'aux genoux, tu crois qu'il a pied ????"
Là, moi je dis, trois réponses possibles :
a) non, non, il marche sur l'eau, ses copains l'appellent Jésus d'ailleurs.
b) non, il est en équilibre sur Flipper le dauphin
c) non, il a deux jambes de bois, du coup, il flotte !
Jen n'a rien répondu, elle était en train de traquer le comédon sur le dos de son petit copain. C'est triste, les jeunes manquent cruellement de répartie.
C'était la minute "rigolons un peu", sponsorisé par le supplément jeu de Télé Loisirs.
Ok je sors.
Pour le meilleur et pour le pire...

Merci encore pour votre soutien, vous avez vu ? Je suis en tête de gondole et ça, c'est grâce à vous, je suis suffisamment lucide pour savoir que ce n'est pas parce que j'écris mieux que les autres (loin de là) mais parce que j'ai beaucoup d'amis et on n'est riche que de ses amis, c'est dit. Certains maires (décidément, cette histoire ne me quitte pas) offrent des écrans plasma pour s'assurer une victoire "à la loyale", moi, j'ai pas les moyens mais vous recevrez tous un petit baluchon de dragées piquées au mariage de ce week-end (attends, c'est des Godiva, excuse du peu).
Reparlons-en un peu tiens de ce mariage qui fait assurément partie de mon top three des mariages réussis.
Enfin un mariage qui évite les écueils fracassants de la cérémonie longue comme un jour sans pain (7 minutes chrono à la mairie dont une minute d'intense solitude pour la mariée qui s'est vue par deux fois appeler Catherine par l'adjointe au maire alors qu'elle s'appelle Laure). Nous n'avons pas eu non plus la fameuse jarretière où invariablement au bout d'une heure d'assommantes enchères, l'histoire se termine en pugilat entre celui qui a déboursé 175€ et celui qui le coiffe au poteau avec un malheureux euro sous l'œil atterré de la mariée tremblotante sur son tabouret, la robe relevée en position de french cancan.
Enfin, nous n'avons pas eu non plus le DJ zélé qui invite de sa voix mâtinée de pédale wahwah à mettre les deux pieds en canard pour la chenille qui redémarre, tout ira bien et si tu veux... Je passe également sur les chansons revues et corrigées par les témoins ou amis proches, toujours bourrées d'humour, les jeux apéros dignes d'un framissima à Djerba, les tontons chippendale, etc, etc...
A la place, nous avons eu du soleil en pagaille et je le redis à ceux qui ne le savent pas encore, le fait de se prendre des trombes d'eau sur la tronche le jour de son mariage n'est absolument pas un gage de bonheur indicible pour les siècles des siècles, amen. L'expression est " Mariage plus vieux, mariage heureux", plus on se marie tard et plus on a de chances d'être heureux (en même temps, ça tombe sous le sens aussi, il nous reste forcément moins de temps à vivre et à supporter sa délicieuse moitié). Et c'est cocasse car même quand je reprends gentiment ceux qui persistent à penser que c'est bon signe de ruiner sa robe en soie sauvage , je vois bien qu'ils ne me croient pas du tout ! Il y a des choses si solidement ancrés dans le langage populaire !
Nous avons eu aussi un repas digne d'un 2 étoiles chez bibendum, le seul petit couac étant peut-être la purée d'artichaut servie avec le quasi de veau... Je me souviens de l'excellent billet d'Hervé sur sa soirée mémorable
avec Sharon Stone où l'on avait également servi des artichauts et où il rappelait que devant "les vertus venteuses" du légume, star ou pas, nous étions tous égaux. J'ai pensé pendant un court instant que pour la plupart des couples présent ce soir là, patinés par quelques années de quotidien, ce n'était certainement plus un problème mais pour une nuit de noces, l'artichaut, c'est rosse (n'y cherchez aucune contrepèterie, justement).

Seule concession à la tradition, le lancer de bouquet qui aurait tout aussi bien pu être une grenade dégoupillée tant les célibataires présentes ont détalé comme des lapins de garenne pour ne surtout pas risquer de le rattraper, un signe des temps sans doute.
Bon, c'est pas tout ça mais on va pas se faire tout l'album non plus, souhaitons leur d'être aussi heureux qu'avant, parce qu'entre nous, ils avaient déjà bien consommé leur union ces deux-là et de ne pas s'être endettés sur 20 ans pour ce happy day.
On devrait prendre des conjoints comme on prend des députés, pour 5 ans ; après cela, le conjoint essayerait de se faire réélire. André Birabeau
Facebook, je te vois !
100 euros pour 4 mots, ce n'est pas le titre d'une chanson, la liberté d'expression devient coûteuse dans ce pays.
Je ne reviendrai pas sur cette affaire de très haute importance qui a dû mobiliser les plus grandes instances policières pendant des jours et des nuits mais c'est vrai qu'il faut frapper un grand coup contre tous ces terroristes à la Julien Coupat. Je me demande combien cela aurait coûté de rajouter "pov'con" à la fin ?
Cher sans doute.
Et je me demande aussi (que de questions existentielles mon dieu !) ce que ça coûterait d'essayer avec d'autres personnes : "Fillon, je te vois"...Menteur, personne ne l'a vu depuis des mois. Toujours est-il que d'insister sur l'aspect "tapageur" du délit en question me paraît judicieux : c'est vrai que la gare de Marseille St Charles est un véritable havre de paix, tout le monde vous le dira.
Bref, le sujet qui nous intéresse aujourd'hui, c'est le très controversé facebook. Certains de mes amis ont remarqué, ça fait plaisir, que je n'étais plus sur Facebook et pour cause. Pour cause de quoi ? Et bien, je vais vous le dire.
Ou plutôt non, je ne vais pas vous le dire car quelqu'un d'autre le fera beaucoup mieux que moi. C'est un peu du réchauffé, je sais mais il paraît que certains ne l'ont pas encore vu donc... Bridget, n'essaye même pas de le regarder avec ta connexion modem, on te retrouverait fossilisée autour de ta souris en forme de Fiat 500 avant même la fin de la première phrase.
De la même façon, j'ai supprimé mon compte Copains d'avant car je me suis cogné quelques apprentis psychopathes (je ne dis pas ça pour vous Yves mais tout de même, il va falloir faire votre coming out un de ces jours !) qui m'envoyaient des messages du style : "Pas étonnant que tu ne te souviennes pas de moi, déjà, à l'époque, je faisais partie de ceux auxquels tu n'accordais pas un regard du haut de ton piédestal..." Euh glurps, c'est bien mal me connaître, Machin...mais tout de même tant d'aigritude comme dirait Ségolène, 25 ans après ? Et puis, je ne pouvais pas sortir avec tout le monde non plus, il n'y avait que 3 trimestres !
Toujours est-il que ceux qui me cherchent savent où me trouver, inutile d'aller voir ailleurs si j'y suis.
Dernière minute : Michel Delpech, mon french crooner préféré sort un nouvel album intitulé Sexa (comme sexagénaire sexy mais mes propos n'engagent que moi) et à propos duquel il déclare : "la soixantaine, pour moi, c'est l'été indien."

Je ne l'ai pas écouté car il ne sort que le 15 juin (et mon anniversaire approche...) mais je l'aime déjà. De toute façon, je n'ai absolument aucune objectivité en ce qui concerne Michel.





