17 octobre 2010

Mes ongles d'Amérique

Parce l'été a filé tel un pet sur une toile cirée, expression chère à mon amie Suze (qui va être contente que je lui rappelle ce fait littéraire de haute volée alors que d'habitude, elle te déclame du Racine au petit déj !), je n'ai pas eu le temps de vous parler de mes cuticules.

Un peu avant mon anniversaire, mon amie Véro m'avait demandé ce que je pensais de mes pieds, si j'aimais les montrer etc. Bon, je dois avouer que j'ai frémi deux secondes en pensant qu'elle me proposait un trip fétichiste du panard où on se serait léché les arpions sans rigoler car le premier qui rit dans ces cas-là a une tapette.
Mais point de déviance SM chez la blonde angélique qui m'a juste offert un relooking extrême des ongles des pieds pour faire joli dans mes Havaïanas.

Un samedi matin, je me suis donc laissée aller pendant une heure à une expérience aussi futile que nécessaire où une jeune fille brune et charmante s'est chargée de transformer mes pieds calleux de danseuse en petons de Cendrillon.

Ok, vise un peu le résultat

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Une jolie french façon Dynastie avec petit motif baroque strassé sur les pouces, tremble Gisele B., je suis top glamour de l'orteil. Alors comme dit Florence Foresti, on drague rarement avec ses ongles mais quand on vit comme moi, en tongs, cheveux au vent, planche de surf sous le bras, c'est tout de même beaucoup plus sympa d'avoir la cuticule soignée.

Normalement, on te garantit la beauté ongulaire pour 6 semaines et bien figure-toi Madeleine que la mienne a duré 9 semaines et demi, véridique Dick et pourtant, crois-moi, j'ai pas ménagé la monture !
Bien sûr,après 9 semaines et demi, j'avais l'ongle semi-incarné sous l'apparente parfaite pédicurie. Mais faut souffrir pour être belle alors j'ai enduré avant de me décider à couper dans le vif et surtout avant de devoir investir dans des charentaises pointure 42.
L'année prochaine, c'est décidé, dès que je peux enlever mes chaussettes en laine donc au mois de juin, je file me faire refaire le pied beau.

Une prochaine fois, je vous causerai de la suite de mes grands travaux de ravalement avec l'épilation dite définitive dont celle du sillon anal dont j'attends beaucoup.

Energic Beauté, Cours Palmarole à Perpignan, 35€ la french pedicure, 300€ le sillon anal imberbe, ah ben attends, ça se mérite !

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29 avril 2010

Au bonheur des dames II

Salut les filles,

les garçons, vous pouvez rester, ça vous donnera peut-être des idées de cadeaux parce que le brin de muguet pour le 1er mai, c'est sympa, c'est romantique tout ça mais si nous étions des filles romantiques,ça se saurait, non ?

Juste une info qui ne peut pas attendre trois semaines, le délai à peu près légal qu'il me faut pour vous pondre un nouveau billet.

Avec cette nouvelle votation sur les soldes, on en voit fleurir partout et en ce moment, je ne saurai trop vous conseiller de vous rendre fissa aux galeries farfouillettes, pas pour aller vérifier que les vendeuses sont toujours aussi agréables que de la cellulite incrustée mais parce qu'il y a pléthore de prix cassés genre tout le Desigual (pour les fans dont je compte quelques beaux spécimens autour de moi) à -50 voire moins 60%, ça vous évitera d'acheter de la contrefaçon, tiens. D'ailleurs, look at my beautiful tote bag, trop fresh de l'attitude :

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Yes, life is fantastic à -60% et puis, j'avais tourné comme une âme en peine autour du liberty mais trop de liberty tue les jeunes filles en fleurs. Globalement, c'est pas demain la veille que tu me verras porter de la robe Laura Ashley avec du Anaïs Anaïs derrière les oreilles.

Le rayon enfants regorge de fringues hypes à partir de 3 euros et les meilleures affaires, mesdames, se font au rayon cosmétiques où Gisèle, qui a dû connaître le maréchal Pétain jeune, vous propose du Décléor à -60%, les produits "La Sultane de Saba", entre autres, à partir de 5 euros et des réductions sur les parfums ou le maquillage qui te mettent par exemple le mascara Lancôme à moins de 7 euros.

Par contre les soldes sur le corner Maje ou Darel, c'est juste et exclusivement dans vos rêves.

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18 novembre 2009

Un Choo, c'est un Choo

Kikounou (locution d'ici apparemment qui reprend le désormais incontournable kikou et auquel on n'ajoute pas lol contrairement aux us et coutumes mais nou pour un côté encore plus crétinou)

J'ai bien pensé à vous du fond de mon lit, chères copines modeuses, lorsque je vous ai imaginé un instant, grelottantes depuis déjà quatre bonnes heures devant la porte d'un H&M trié sur le volet (dans votre tente Quechua à paillettes, dixit Carine) pour la fameuse collection Jimmy Choo. En ce qui nous concerne, il aurait fallu aller jusqu'à Barcelone pour caresser l'espoir de faire partie des 160 premières clientes VIP et de se voir ainsi remettre un petit bracelet "sésame" qui nous aurait donné la possibilité de pulvériser notre visa en stilettos zébrés ou en robes en daim bleu.

Le soir même, il y avait quatre pages d'articles griffés Choo for H&M en vente sur ebay, revendus parfois le double ou le triple du prix avec la sacro-sainte mention "sold out", ce qui ne t'empêchera pas d'avoir la même écharpe que ta collègue de bureau et ce qui n'empêchera pas non plus tout l'open-space de savoir que tu l'as payée 39,90€ (ou plus si tu es une truffe).

Tiens jette donc un oeil à ce que tu as raté et pleure ou chante, comme si tu devais mourir demain, c'est au choix :

chaus1        esc

robe       top

leg  Pour info, le legging en cuir (déjà vu chez Sandro pour la bagatelle de 350€, ah c'est pas la crise pour tout le monde !), ça poche aux fesses même quand on s'appelle Gisele Bundchen donc sur le commun des mortelles, à savoir vous (...et moi mais beaucoup moins quand même), c'est mortel justement.

sac2     sac3

et chez les hommes...

echarpe    pull

sac     boots1

J'avoue que s'il n'y avait pas eu tout ce buzz autour, je me serais bien laissée tenter par une ou deux babioles, notamment dans la collection Homme mais mon côté fashion victime s'arrête à ces mises en scène parisiano-élitistes insupportables et ridicules.

Ouh la mais quelle virulence de bon matin, on dirait Steevy Boulay défendant Nadine de Rotschild chez Ruquier.

Plus sérieusement, j'ai vu hier le sac Jimmy Choo que je vais commander au père Noël et pour lequel, tu n'as pas besoin de posséder le bracelet VIP :

sac_blythe_jimmy_choo_500183 il faut juste 1475 euros.

Ouais à mon avis, je peux aller mettre un cierge à Saint Germain des Prés et espérer qu'un jour, y'en ait un qui tombe d'un camion, un miracle de Noël quoi !

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15 octobre 2009

Zara...ttitude

Vendredi dernier, c'était shopping, par delà nos frontières, là où tous les magasins ne s'appellent pas Kiabi ou La Halle.

J'avais deux objectifs :

- trouver des boots qui ressemblent à celles-ci :

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Oui elles sont belles, elles viennent de chez CO OP et on ne les trouve que chez Barneys à New-york mais là, présentement, j'ai pas le temps d'y faire un saut.

Objectif n°2 et non des moindres, trouver une marinière.

Celle de Balmain, légèrement épaulée m'aurait grave sustentée mais elle coûte plus cher que l'aller-retour à New-York et je ne suis pas si futile, j'ai des priorités dans la vie (disons que mon banquier qui manque cruellement de fantaisie n'aurait pas apprécié la galéjade).

Chemin faisant, nous avons donc, avec Cat Von F., atterri chez Zara (parfois, on a besoin de repères à l'étranger) et j'aperçus de mon œil vif et aiguisé aux choses de la mode, une pile de marinières vers laquelle je me précipitai sans retenue.

Et là, ce fut le drame...

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Certes, je speak english mais quid des autres ?

Ah, on est loin de chez Balmain et je vous fais grâce des essayages de Cat Von F.(qui est aussi banquière dans un paradis fiscal et qui n'est pas la dernière pour la déconne, comme quoi...)  dont celui du manteau sans col en fausse fourrure mi-yak, mi-léopard, qu'on aurait cru qu'elle descendait tout droit des steppes mongoles sur son mini-cheval.

Bien mais trêve de digressions car aujourd'hui, je veux vous présenter une petite nouvelle sur la blogosphère. Elle est la reine du snacking hype, elle sait mixer junk food et produits du terroir, elle te reçoit au débotté et te prépare en moins de temps qu'il n'en faut pour enlever ton manteau, des bouchées exquises au saumon fumé et des mini-cakes aux pruneaux et au lard.

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Plus généralement, elle est habile de ses petites mimines et elle a rien à foutre de ses journées beaucoup de temps libre depuis qu'elle a claqué la porte de l'assurance zéro blabla, c'est ma sœurette et je ne saurai trop vous conseiller d'aller faire un tour sur son blog, Toiles et tuiles, lorsque vous êtes en panne d'inspiration pour le repas du soir.

Enfin, une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, aujourd'hui sort le deuxième album de Rose intitulé "Les souvenirs sous ma frange".

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On peut d'ores et déjà écouter le single "Yes, we did" et c'est ce qu'on va faire d'ailleurs.

Et puis, sait-on jamais, j'ai attendu en vain qu'on m'offre le Sexa de Michel Delpech, j'aurai peut-être plus de chance avec celui-là...

 

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21 mars 2009

J'ai dû rêver trop fort

Pas d'inquiétude, je ne me lance pas dans une approximative nécrologie d'Alain Bashung, j'aimais bien cet homme surtout la 3ème chanson de Bleu Pétrole mais ce n'était pas non plus mon chanteur préféré, je vous rappelle que j'aime Michel Delpech et même si ce n'est pas incompatible, il y a loin de l'un à l'autre.

Puisqu'on parle musique tiens, (qui a dit que Michel Delpech n'était pas de la musique ?) je fais juste un aparté pour dire un grand merci à l'inénarrable Bridget qui, un dimanche matin, est venue en chaussettes et en tongs, glisser dans ma boite aux lettres, le CD de Charlie Winston, celui-là même qui chante "like a hobo" et dont l'album est tout bonnement excellent, rien à voir avec Michel mais bien quand même.

Alors que s'est-il passé depuis tout ce temps, vous demandez-vous avec angoisse ? C'est vrai, je me suis faite rare, limite évanescente, je dirais, j'ai fait mon Adjani, enfin l'Adjani d'avant la période guerrier Maori faisant de la pub pour Weight Watchers.

Et bien, j'ai fait une retraite spirituelle dans un monastère avec prières dès potron-minet et châtiments corporels auto-infligés...Non mais tu me vois en robe de bure mal coupée, privée de Dr House et de cupcakes ? Tsssss, pas besoin de ça pour prendre conscience de mon moi profond, ce dernier s'impose à moi, chaque jour avec un peu plus de vigueur, les cupackes y sont d'ailleurs certainement pour beaucoup.

Bon, réellement, nous avons emmené nos chères têtes blondes au cinéma voir Volt, star malgré lui. Aller voir un dessin animé au cinéma m'enchante à peu près autant que de discuter pendant une heure de l'inutilité du préservatif avec Benoit Croix V Bâton mais pour le coup, j'ai bien aimé.

En revanche, j'ai moyennement apprécié le coup des lunettes 3D, indispensables pour voir le film sans penser que t'es gravement atteint de la cornée et qui te coûtent 2€ pièce pour avoir l'immense bonheur de ressembler à Michou. Sauf qu'à la fin, on t'attend au bout de ta rangée de sièges pour te reprendre les dites lunettes, des fois que tu voudrais aussi avoir l'air naze dans la rue mais qu'on te rend pas tes 2€. Ce n'est pas une caution, Madame, c'est une location. Ok, vu comme ça, c'est plus clair mais t'as toujours l'impression de t'être fait racketer alors que tu viens de payer ta place 8€ et ton petit cornet de pop-corn, 4€. Si j'avais su, j'aurais ramené mes lunettes bleues et rouges de la dernière éclipse.

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Ah pour sûr, je ressemble pas à une aquarelle de Marie Laurencin.

A part ça, la semaine dernière, j'emmène Jo Malone à la garderie et là, je ne peux pas rentrer par la même porte que d'habitude car il y a un thé dansant...Oui en province, nous avons des salles polyvalentes dans le vrai sens du terme et pendant que le 3ème âge en corsage froufroutant et eau de Cologne Saint Michel se remue les prothèses sur la Compagnie Créole, nos enfants tentent de faire la sieste dans le dortoir au-dessus, on ne s'étonne plus de rien ici, je vous assure. Mais parfois, blasés que nous sommes, nous avons encore quelques surprises au coin d'un parking comme cette voiture que je n'ai pas résisté à immortaliser pendant que son ou sa propriétaire tentait d'emballer sur une bluette de Franck Mickael...je vous laisse admirer :

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La ZX custom, c'est-y pas mignon cette enfilade de chapeaux de paille sur fond de plaid fleuri gagné à la Blanche Porte et les nounours qui te font coucou sur la plage arière ?

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Navrée pour le reflet mais on peut quand même apercevoir les ballerines de rétroviseur au point de croix et l'indispensable boite distributrice de mouchoirs en forme de canapé à motifs orchidées...Sublime !

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Et comme on ne s'en lasse pas, voici la banquette arrière munie elle-aussi de son plaid Modes et Travaux et une batterie de cassettes dont celle des meilleurs morceaux d'André Verchuren, Aimable et son orchestre et la touche rock'n roll, Dick Rivers (qui s'appelle en réalité Hervé Forneri, c'est sûr, c'était mieux de s'appeler Bite Rivière) sans ses chats sauvages. Je déclare sur l'honneur que ces photos ont été prises la semaine dernière et pas en 1972.

Une prochaine fois, nous étudierons pourquoi les salons de coiffure persistent à porter des noms ridicules comme "diminu'tifs", "créa-tifs", "design'hair" ou comme je l'ai vu récemment "Mathild'hair" ????? Euh, Mathilde, l'idée, c'est quand même qu'à la fin, ça veuille dire quelque chose, hein ? M'étonne pas qu'elle soit coiffeuse celle-là.

 



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01 janvier 2009

L'affaire Dreyfuss...

"Que les puces de milliers de chiens galeux infestent le cul de celui qui te gâchera une seule seconde de ton année 2009 et que les bras de cet abruti deviennent trop courts pour qu'il puisse jamais se le gratter "

Voilà, c'est fin, élégant, je l'aime bien celle-là.

Il est bon de commencer l'année sur une note poétique, le ton est donc donné.
Bon maintenant, si vous vous chopez le scorbut ou un contrôle fiscal, ben c'est pas de ma faute si vous avez la poisse non plus.

Donc, pour répondre à vos interrogations nombreuses, bande de curieux, quid du Dreyfuss ou de la cyber-cuvette dans mon petit soulier ??? Et ben, ni l'un ni l'autre, ça me pendait au naseau cette histoire, à courir plusieurs lièvres hein...
Mais c'est pas faute d'avoir essayé, la vérité, j'étais à ça (deux doigts) de l'avoir mon sac de créateur hype.

Figurez-vous qu'entre deux péripéties non racontables sur ce blog (pas envie d'avoir la mafia napolitaine sur le dos), nous fûmes en goguette à la capitale, histoire de se faire une piqûre de rappel de métro bondé, de gens blafards qui font la gueule (en même temps, moi aussi, je ferais la gueule à leur place) et de parisianisme insupportable.

Nous nous sommes donc rendus chez Jérôme himself (Dreyfuss, bande de buses) et une Pamela perchée sur plateformes de 17 cm nous a accueilli avec un sourire contrit rapport que d'habitude, tu viens pas dans une boutique de luxe avec progéniture nombreuse et variée. Il est de bon ton de les laisser à la porte, accrochés avec un collier étrangleur si possible mais par contre, tu peux rentrer avec ton nano-chihuahua, ça, c'est permis, voire tendance.

Bref, je lance à la gueuse figée des maxillaires si je peux voir le Tom en feu...

Certes, sorti du contexte, la requête a de quoi dérouter mais chez Jérôme, le Tom est un modèle de sac et le cuir naturel n'est pas brun ou encore fauve, il est feu, c'est comme ça.

DSC00443Son expression de visage vire à la pitié malveillante et elle m'explique en articulant bien que le Tom couleur feu est "so fin de collection" qu'évidemment, ils ne l'ont plus en boutique mais que je peux l'avoir en kaki, là, sur le présentoir ou en gris, dans l'arrière boutique mais qu'elle s'écaillera pas le vernis pour aller me le chercher.

Interdite devant tant d'amabilité commerçante, je ne vois pas arriver the responsable de la boutique que nous appellerons Micheline pour le côté viril du personnage et qui, prenant connaissance de ma demande me répète que le kaki qui est là, sous mes yeux est beaucoup mieux que le feu et que je n'ai qu'à prendre celui-là.

Comment leur faire comprendre que lorsqu'on fait 1000 bornes pour acheter un sac qui vaut un smic, on n'a pas forcément envie de prendre un autre modèle sous prétexte qu'il est signé Dreyfuss ?
Et c'est à ce moment que Pamela m'achève en me disant avec une pointe d'agacement non dissimulé que si je veux vraiment un sac feu, je n'ai qu'à prendre le modèle Didier car "en plus, il est pratique, il a des lanières pour le mettre sur le dos, c'est pratique quand on a des enfants...".

Et y'a pas un matelas à langer intégré et une poche isotherme pour le biberon non plus ? Pétasse (pardon pour cet écart de langage mais en vrai, j'ai été beaucoup plus vulgaire).

J'ai donc tourné les talons et suis sortie, altière et ulcérée de la boutique, traînant Rocco qui voulait émasculer Micheline, ce qui aurait été superflu et en me disant que s'il me prenait de partir en courant avec un ou deux de leurs sacs, c'est certainement pas Pamela ou Micheline qui me courraient après mais bon, je n'étais d'humeur taquine pour le coup.

J'ai quand même tenté dans un élan naïf et désespéré de trouver le it bag au corner Dreyfuss du Printemps Haussmann et là, une Pamela bis avec quelques heures de vol supplémentaires m'a carrément répondu que si je cherchais un sac "fin de collection", je n'avais qu'à essayer sur Internet...Mais si je le voulais en gris, fallait que je me jette sur le dernier disponible...Morue.

A ce moment là, je me suis dit que j'étais trop vieille  pour ces conneries, trop "fin de collection" moi aussi et qu'il me tardait de retrouver ma garrigue, loin des chichiteuses et des must-have du microcosme de la pseudo-branchitude parisienne.pagina_fr

J'ai noyé ma déception dans une orgie de caramel macchiato et de mochas pralinés signés Starbucks où les serveurs, formés à l'école américaine, sont d'une politesse sans doute exagérée mais que voulez-vous, je préfère qu'on me donne du "merci Madame (Mademoiselle même parfois mais ça devient rare...), désirez-vous autre chose, Madame?" plutôt qu'on me crache au visage, je sais, je suis so old-fashion.

Avant de refermer ce chapitre so 2008, merci à toutes les fées qui ont transformé ma salle de bains en institut de beauté, j'ai été, somme toute, honteusement gâtée.

Merci également à vous lecteurs fidèles, je ne vous souhaite que du bon, du beau, du bonheur comme s'il en pleuvait.


Découvrez Claude Nougaro!


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13 novembre 2008

Si tu vas à Avignon, n'oublies pas de monter sur l'pont

Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs

en ce grand week-end de commémoration, j'ai fui les discours à deux balles et autres dépôts de gerbe pour aller onduler mon corps au pays des santons. Oui y'a pire effectivement mais je le mérite, croyez-moi, la vie n'est pas facile tous les jours ici-bas, ce matin, j'ai même dû préparer mon café moi-même, Maria ayant pris congé, vous imaginez l'angoisse !

facade_horloge_r1_c1Ainsi donc, au coeur de la Provence, j'ai retrouvé quelques joyeux drilles (enfin pas tous, y'en avait même un qui était franchement chafouin) pour 4 jours de danse latine. J'avais réservé un hôtel en Avignon (il paraît qu'il faut dire comme ça, c'est d'un snob !), l'hôtel de l'Horloge, sur la place du même nom, une pépite au coeur de la ville à deux pas du Palais des Papes, accueil chaleureux, chambres petites mais décor soigné et une température intra-muros quasi tropicale de 26° qui te fait penser à la bulle de Center Parcs mais sans les cris des gosses ni les bactéries. Pour la frileuse que je suis, c'était presque le paradis mais bon, on n'est pas le guide du routard donc on va pas épiloguer 107 ans sur la qualité de l'hébergement.


4 jours au rythme du tango argentin, de la rumba et de la salsa, 4 jours où on m'a appelée par mon prénom et non pas maman, 4 jours où je n'ai eu à décider que de la tenue que j'allais mettre pour sortir, comment vous dire, pas de mots pour décrire l'état de félicité dans lequel je me suis vautrée, comme l'escargot dans sa bave décrit par Fred Vargas dans l'un de ses polars.DSC00401

D'ailleurs, le dernier soir, je me suis rendue dans un bar à tapas franchement roots où le serveur m'a accueillie avec un large sourire édenté et tutoyée d'entrée comme si on avait partagé la même yourte dans le Jura aux vacances dernières puis m'a installée au comptoir entre un couple et un homme seul, affairé sur son Imac.

DSC00403Je voyais bien que la femme du couple me regardait d'un air apitoyé siroter mon verre de rouge, en pensant certainement : "la pauvre, elle est là, seule, avec son Côtes du Rhône, quelle tristesse...!". Et moi, je devais juste faire un effort pour ne pas sourire béatement tellement j'étais bien, à regarder le monsieur couper ses lamelles deDSC00404 Jabugo et faire ses petits tas d'anchois mariné. Et c'est là que je me suis tournée vers la droite et que nous nous sommes salués avec le monsieur à l'ordinateur. Et que j'ai rougi, un peu comme une adolescente pré-pubère car je venais de dire bonsoir à Christophe Alévèque et que cet homme est bien mieux en réalité que ce qu'on en voit à la tévé. Il est parti quelques minutes plus tard en me gratifiant d'un chaleureux sourire et je lui ai rendu du mieux que j'ai pu car je venais d'engloutir un énorme bout de pain tomate et que j'avais le jambon qui pendait sur le menton. Je crois que je lui ai fait une forte impression.


Mais revenons si vous le voulez bien au but premier du stage qui n'était pas de rencontrer du people dans les bars branchouilles mais d'onduler, si possible gracieusement, perchée sur des talons de 7 cm. On aura beau dire que c'est comme le vélo et que ça ne s'oublie pas, ben quand même, ma gracieuseté et mon déhanché à la Jennifer Lopez en ont pris un coup en quelques années de disette avec quelques trois grossesses dans l'intervalle.

Ma professeure du jour, Simone Germain, une sommité dans le milieu, avait décidé que l'à peu-près ne passerait pas par elle et donc pas par moi non plus et que je ne sortirai pas de la salle tant que je n'aurai pas réglé au millimètre mon pas cadencé en effectuant des 3/8èmes de tours assortis d'une rétroversion du bassin, en posant la pointe externe du pied et en tendant le bras sur le 2 et pas sur le 3...bref, au bout d'un quart d'heure, j'avais les mollets durs comme du bois, les épaules à la hauteur des oreilles et j'ai fini tout le cours en apnée (1h20 tout de même, Jacques Mayol me fait bien rigoler).

Bien sûr, j'avais fait le plein de magnésium, en tablettes, pour éviter les crampes et les coups de pompe...


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Joël Durand, le meilleur chocolatier de St Rémy de Provence et des environs, le petit chocolat est presque au prix d'un macaron Ladurée mais franchement, il le vaut bien lui-aussi. (petit aparté pour Yves, un nouveau lecteur, tout le monde dit bonjour à Yves, Bonjour Yves, si ce Joël est de votre famille, vous seriez bien aimable de me faire envoyer une boite de temps en temps, d'avance merci !)

Mais la plus grande éclatade de ce week-end fut sans aucun doute les cours de salsa...avec Nicolas...DSC00410
Ah Nicolas, Nicolas, c'était de l'amour, on ne le savait pas, c'est le temps qui s'en va, qui invente toutes nos peines et nos joies...

Hum pardon, parfois Sylvie Vartan prend possession de mon corps et de mon esprit, je deviens blonde et je chante avec une voix de basse en mettant ma main sur la hanche, c'est gênant mais ça passe assez rapidement. Bref, où en étais-je oui, à Nicolas, l'homme au déhanché incendiaire qui te sussure avec son accent italien le nom des figures pour le moins évocatrices, dame un beso, dile que no, dile que si...qué moi, yé loui aurais bien dit qué si tout de suite ma qué même en me laissant pousser la moustache (enfin plus que maintenant, je veux dire), yé n'aurais pas été encore son type de femme. Pfffff, porqué tous les danseurs sont forcément homossessouels ?

Messieurs, messieurs, je n'aurai de cesse de le dire, mettez-vous à la danse et devenez, vous-aussi homossessouel. Ma qué non, un homme qui sait bien danser peut avoir toutes les filles du monde dans ses bras et plus si affinités, c'est du garanti sur facture !

En tous cas, même si vous ne vous sentez pas l'âme ou les jambes d'un futur Fred Astaire, emmenez votre compagne dans ce petit coin de Provence, St Rémy, Avignon, Les Baux, Aix, les buts de balade sont incroyablement variés, les terrasses des petits restos invitent au farniente, il y a comme une douceur de vivre que l'on ressent partout et ça vous déconnecte un cervelet stressé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Je fais une petite parenthèse pour Bridget qui est bien mal en point et qui regarde Les feux de l'amour au pays des Crocs (à l'hôpital pour ceux qui n'auraient pas tout suivi), à Laurette qui a rejoint notre club des quiches et à mes professeurs, Lydie, Charly et Michel qui m'ont tout appris et que j'adore. Voilà, c'est ma petite cérémonie de commémoration à moi.                         

Une prochaine fois, je vous apprendrai quelques pas de salsa, nous danserons tous en rond sur le pont d'Avignon et on aura l'air très con.

 

 

Posté par ambrevanille à 16:43 - - Commentaires [9] - Rétroliens [0]


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