Douglas Kennedy VS Marc Lévy
Coucou me revoilou les amis,
N'allez pas croire au vu du titre que je me suis fourvoyée dans la lecture d'un Marc Lévy ou de son pote de chambrée Guillaume Musso qui sont à la littérature ce que Philippe Candeloro est à la culture, à savoir de parfaits étrangers. Je me garde ces éminents best sellers pour la maison de retraite quand mes deux neurones restants me serviront juste à bien penser à mettre mon dentier dans le verre et ma Tena, dans ma gaine 18h et non le contraire.
Alors que mes pauses lectures sont comptées, que j'ai, en général le cervelet en capilotade "à l'heure où la nuit déploie ses ailes sombres" (copyright M. Lévy) et que je n'ai plus d'autre solution que de regarder la 25e retransmission de Faites entrer l'accusé sur le charmant Guy Georges, je me suis quand même tapé le pavé de Douglas Kennedy au titre aussi avenant qu'enjoué : Quitter le monde. Peut-être que j'aurai dû avoir la puce à l'oreille sur ce coup là...

Alors, si vous comptez le lire un jour, comme Véro qui espère en le refermant le soir qu'au petit matin, il aura avancé tout seul, passez au paragraphe suivant parce que je vais vous faire le pitch en détail.
C'est l'histoire de Jane, une fille pas top canon mais plutôt intelligente ou tout du moins érudite car les deux ne vont pas forcément de pair, la preuve, qui se destine à être prof d'université. Sa mère la tient totalement responsable de l'échec de son propre mariage pour une phrase prononcée à l'âge de 13 ans et n'a de cesse de lui prouver à quel point elle la déteste. Son père, qui est donc parti acheter des clopes un soir et n'est jamais revenu, se révèle être un escroc à la petite semaine qui lui envoie une carte postale toutes les 10 années bissextiles.
La pauvrette s'est jetée à corps perdu dans les études littéraires pour oublier sa triste condition et elle tombe amoureuse de son directeur de thèse, écrivain, marié à une femme dépressive et suicidaire (qu'il ne peut donc pas quitter). Ils deviennent amants et au moment où elle s'épanouit dans cette aventure, il se jette sous les roues d'un camion pour une mauvaise critique de son dernier bouquin...
Terrassée mais obligée de faire semblant que tout va bien (parce qu'adultérine était l'histoire, je vous le rappelle, suivez un peu...), elle change radicalement de métier et devient trader pour gagner du fric. Elle travaille avec des gens charmants qui la traitent de radasse et de sacrée conne toute la journée mais s'en sort bien dans son job jusqu'à ce que son géniteur l'appelle de façon totalement impromptue et désintéressée pour lui proposer un super investissement qui la rendra 100 fois plus riche que tout de suite, maintenant. Elle n'a pas du tout le cloporte à l'esgourde, réfléchit deux minutes mais c'est quand même son pôpa, celui qu'elle n'a pas revu depuis ses 13 ans alors elle lui fait derechef un virement aux Galapagos de 10000 dollars. Trois jours après, elle se fait arrêter par le FBI car elle a aidé un escroc mondialement recherché et du coup, se fait virer en se faisant traiter de connasse naïve une dernière fois (et on serait pas loin de faire pareil).
Vous êtes toujours là ? Alors, je continue, y'a pas de raison que je garde tout ça pour moi, elle retrouve difficilement (car tout le pays sait qu'elle avait une relation ultra-secrète avec son dirlo suicidé et que ça la fout mal quand même) un poste d'enseignante à la fac dans un trou paumé mais elle remplace la prof que tous les élèves adoraient et qui est morte d'un cancer deux semaines avant. Autant dire que tout le monde l'exècre d'emblée mais elle a un tout petit peu l'habitude.
Elle rencontre un scribouillard sans le sou, fondu de cinéma légèrement marginal qui lui correspond à peu près autant que Chuck Norris à Christine Lagarde, ils sortent ensemble, il s'installe chez elle et elle tombe enceinte. Le futur père est super content, du coup, elle aussi alors qu'elle s'était juré de ne jamais avoir d'enfant (puisqu'elle était elle-même responsable du divorce de ses parents, je vous le rappelle bis...).
Nous, ça fait depuis la deuxième page qu'on ne se fait plus beaucoup d'illusions sur ce qui va lui arriver et elle l'aura bien cherché cette grosse débile mais bon, sitôt le bébé arrivé, sitôt le papa parti dans son studio pour que son génie créateur ne soit pas perturbé par les cris de l'enfant qui vient de naître.Elle élève donc sa fille toute seule en tentant désespérément de faire revenir son homme à la maison, elle lui fait des des crêpes aux champignons mais rien n'y fait. Jusqu'au jour où...(suspense insoutenable), il revient avec un bouquet de fleur et une bouteille de champagne !!
N'importe quelle moule aurait flairé le sale plan mais pas elle. Non, Pénélope Jolicoeur applaudit de ses deux mains gauches et ne voit toujours rien venir quand il lui propose d'investir le reste de ses économies de quand elle se prenait pour Mme Kerviel dans un film gore, type Massacre de zombies à la tronçonneuse qui va à coup sûr exploser le box office. Son homme est bizarrement accompagné par une autre dame légèrement excentrique, Adrienne...tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie, yeah (je sais, c'est Gabrielle en vrai mais j'avais envie). Bon, elle est bien un petit peu contrariée de ne pas savoir qui est cette Adrienne qui dépasse de la poche de son mari mais il est revenu vers elle et c'est bien le principal. Comme pour son papounet, elle hésite trois secondes, proteste mollement mais file quand même son blé en signant des papiers qui font d'elle la principale et la seule associée de la future méga-production sanglante.
Dois-je vraiment vous raconter ce qui se passe ensuite ??? Oui, je le dois car c'est d'utilité publique, le couple de cinéastes maudits se barre à Cannes avec son fric, loue des suites au Carlton et des hélicos pour se poser dessus et t'en collent pour des millions de dettes dont Madame la quiche internationale sera seule responsable.
A ce moment là, j'avais déjà envie de brûler le bouquin mais pugnace et optimiste je suis, je me dis donc qu'il va y avoir un rebondissement heureux, qu'elle va rencontrer son Hugh Grant ou mieux son Patrick Swayze qui dira, on ne laisse pas bébé Jane dans un coin et l'emmènera sur un air de mambo sirupeux mais c'est à ce moment là que Calamity Jane, épuisée et hagarde, on le serait à moins, laisse échapper sa fille dans la rue et qu'une voiture la percute de plein fouet, la tuant sur le coup... Oh, t'as eu un problème dans ton enfance, Douglas, pour nous inventer des histoires pareilles ? N'importe qui à la place de Jane se serait déjà pendu 3 fois mais pas elle, elle retourne même travailler, ses collègues et élèves la détestent toujours et ont, en plus, pitié d'elle...
Bref, un soir, enfin, j'ai envie de dire, elle prend un tube de lexomil comme Loana, même Q.I., même combat, un peu d'alcool mais pas trop et elle prend le volant, jetant sa voiture dans une énorme congère...Non mais a t-on vu plus con comme tentative de suicide ?
Elle ne meurt pas sur le coup évidemment et reste des heures, cassée de partout à tenter de mourir de froid dans d'atroces souffrances lorsque quelqu'un la trouve et l'emmène à l'hosto. Elle se réveille dans le service des suicidés débiles, sous la surveillance d'une infirmière au grand cœur qui la traite quand même de conne, ce qu'elle est, on n'a plus aucun doute là-dessus. Pendant les 40 jours où son assurance maladie lui permet de rester en soins intensifs, elle songe à la façon dont elle se suicidera, pour de bon cette fois, à sa sortie et nous, on a tout plein d'idées et vraiment, on voudrait aider. Elle sort, achète un tube de Lexomil, de l'alcool...nooooooooonnnn, pas encore le coup de la congère ? Bon, elle peut pas, elle a plus de voiture, plus d'appart, plus d'enfant donc elle va au motel et au moment où elle va se suicider, elle entend une mère maltraiter sa fille, s'en mêle, se prend une beigne par la mère et de rage, jette les cachets...Il faudra qu'on m'explique en quoi le fait de t'en prendre une au moment de te suicider te ramène à la raison mais on n'en est plus à une bêtise près comme disait Renan Luce.
Elle ne se suicide pas et on est très contrarié par ce retournement de situation, croyez-moi, elle file au Canada, trouve un poste de bibliothécaire, les gens ne l'aiment pas beaucoup mais à ce niveau là, elle s'en fout et nous aussi, elle arrivera encore à se faire gauler et arrêter pour les conneries de son ex-compagnon mais nous, on sera reparti mater Faites entrer l'accusé sur Simone Weber parce que faut pas déconner, à côté de la vie de Jane, on envierait presque le sort des maris de la belle Simone.
Ce billet était long et chiant ? Bien, je crois que j'ai parfaitement réussi à retranscrire l'essence du bouquin.
Peut-être faudrait il que Douglas Kennedy envisage de quitter le monde du roman, il paraît qu'il en a écrit des mieux que ça mais je n'ai pas eu envie de vérifier, peut-être, un jour, à la maison de retraite, quand j'aurai fini tous les Marc Lévy et les Guillaume Musso...et les Barbara Cartland et les Danielle Steel et toute la collection Harlequin.
On s'achève avec un petit coup de Biolay ? Allez, on ne boude pas son plaisir neurasthénique.
Découvrez la playlist New playlist avec Benjamin Biolay
L'URSSAF M'A TUER
Les gens, j'ai encore un truc à vous dire. C'est fou comme je suis prolixe en ce moment, vous ne trouvez pas ?
C'est un sentiment de semi-révolte qui m'a portée jusqu'à mon clavier pour vous écrire ces quelques lignes.
En effet, je vous avais fait l'article sur ma copine Prune et sa soeur Lula qui avaient ouvert boutique sur le net il y a environ deux ans pour vous proposer des bijoux sympas à des prix attractifs.

Et ben, voilà, c'est fini comme dirait Jean-Louis Aubert, malgré les heures passées dans la cave à faire des petits noeuds coulissants que je ne suis pas foutue de faire correctement malgré les tutoriels vidéos que je me suis repassés en boucle, malgré l'acharnement des deux frangines à ne pas se laisser abattre par les lettres de relance pour des cotisations qui dépassent bien souvent les bénéfices engrangés, la coupe est pleine et les filles ont juré qu'on ne les y reprendrait plus.
Je ne vais pas disserter sur cette exception française qui t'amène à constater amèrement que l'argent ne vient pas en travaillant mais juste dire qu'il ne se passe pas une semaine sans qu'on lise dans les magazines que telle "mompreneur" a revendu sa société à un grand groupe pour une somme indécente ou que telle autre est tellement plus épanouïe depuis qu'elle gère son temps comme elle le souhaite, etc... Foutaise, je crie ton nom, les seules minettes qui ont soi-disant réussi sur le net sont celles dont le mari avait une excellente situation professionnelle et financière et qui ont pu se permettre de ne pas se verser de salaire pendant un an voire deux donc pas vous ni moi.

Toujours est-il que c'est liquidation totale chez Prune et Lula, de -50 à -80% et que c'est bientôt la fête des mères, enfin, je dis ça, je dis rien...
Coup de mou
Lundi 4, jour de la rentrée, 8h00...

Et c'est tout ?
Ben ouais, c'est dur pour tout le monde, la reprise.
Les deux travaux d'Hercule
Je ne vous ai jamais parlé d'Hercule, il me semble. Pourtant, ce chien est un poème.

Voilà, les présentations sont faites, Hercule est un bull-terrier blanc et non un baxter comme je l'ai souvent entendu. Baxter est un film assez bien vu sur la vie chaotique d'un bull blanc qui finit par bouffer son maître...On ne dira jamais assez combien ce film a fait du tort à cette race de chien !

Hercule aurait pu s'appeler Rantanplan ou plutôt il aurait dû s'appeler Rantanplan. Il y a longtemps, nous lui avons fait passer un test de Q.I. Bien sûr, ce sont les maîtres qui répondent aux questions, pas le chien, bande de neuneus mais malgré notre grande indulgence vis à vis de ses aptitudes, il a eu 2...sur 70.

Hercule a commencé sa carrière dans le porno. Enfin, je m'entends, la première fois que nous avons vu ce chien, il était en couverture de Hot Vidéo avec sa maîtresse de l'époque et quelques mois après, par un concours de circonstances aussi inattendu qu'heureux, il atterrissait dans notre salon. Il a continué à prêter sa tronche patibulaire à quelques séances de shooting mais il nous a fait comprendre que le mannequinat n'était pas sa vocation.

Pas cabot pour autant, il se prête à tous les accoutrements les plus stupides contre un bout de gras de jambon ou un bounty, enfin n'importe quoi pourvu que ça se gobe.
Hercule est une sorte de croisement entre Raspoutine et le diable de Tasmanie. On l'a déjà vu ingurgiter dans le désordre et pas le même jour, des melons entiers, des coquilles d'huitres, du chocolat par kilo voire même de la mort aux rats sans avoir le moindre petit problème gastrique.

Malgré son bel appétit, Hercule n'est pas un chien que l'on peut avoir à table car comme ses cousins bouledogues, il rote, il pète et pour ajouter à ce tableau de rêve, il a une haleine de poney malade. Évidemment, toutes les cochonneries à mâchouiller vendues dans le commerce n'ont aucune action sur son haleine fétide puisqu'il les gobe tout rond sans même toucher la luette.

En dehors des plaisirs de bouche, Hercule a une vie trépidante. Quand il ne pionce pas comme un sac, à savoir une grosse demi-heure par jour, il va voir ses potes et n'a pas encore bien compris que les grillages, portails et clôtures n'étaient pas là que pour faire joli. Fort comme deux boeufs sévèrement testostéronés, cela ne l'empêche pas pour autant de te réveiller à 4h du matin car il s'est coincé le collier dans une branche de romarin ou dans un fil de sa couverture. Le boulet.

L'une des faiblesses de ces chiens, c'est leur propension à choper des coups de soleil. Hercule n'en a cure et se fait allègrement rôtir les parties, ce qui nous oblige à l'asperger d'écran total qu'il s'empresse bien évidemment de lécher pour un double effet kiss cool.
La deuxième faiblesse apparemment se situe au niveau des nerfs de leur larynx qui lâchent les uns après les autres, les empêchant peu à peu de respirer. Pas étonnant en même temps quand on l'a malmené en avalant à peu près tout et n'importe quoi.
Hercule est mort ce matin comme la brave bête qu'il était et c'est mon larynx à moi qui n'a pas fini de se serrer.
L'amour est dans le Prévert
L'autre jour, Harry Potter, mon fils aîné a décrété qu'il devait y avoir une faute de frappe dans la récitation de Prévert qu'il devait apprendre par cœur.
Oui, il est comme ça mon fils, à pas tout à fait 7 ans, il trouve que Prévert, il cause pas correct. Devant son air buté, j'ai donc retrouvé le fameux texte sur Internet et j'ai tenté de lui expliquer que certaines tournures sont utilisées pour faire joli, surtout en poésie. Bon, après j'ai laissé tomber parce que je sentais bien que la fantaisie grammaticale ne passerait pas par lui et j'allais pas passer le réveillon à lui causer complément d'objet direct. A croire qu'il a avalé un Bescherelle quand il était petit, lui !
Finalement, au détour de feuilles mortes et de bonhommes de neige qui fondent sur le poêle, j'ai lu et relu quelques merveilles que je tiens à vous faire partager, si, si.
Chanson du geôlier
Où vas-tu beau geôlier
Avec cette clé tachée de sang
Je vais délivrer celle que j'aime
S'il en est encore temps
Et que j'ai enfermée
Tendrement cruellement
Au plus secret de mon désir
Au plus profond de mon tourment
Dans les mensonges de l'avenir
Dans les bêtises des serments
Je veux la délivrer
Je veux qu'elle soit libre
Et même de m'oublier
Et même de s'en aller
Et même de revenir
Et encore de m'aimer
Ou d'en aimer un autre
Si un autre lui plaît
Et si je reste seul
Et elle en allée
Je garderai seulement
Je garderai toujours
Dans mes deux mains en creux
Jusqu'à la fin des jours
La douceur de ses seins modelés par l'amour.
ou encore...
On
C’est un mardi vers quatre heures de l’après-midi
Au mois de février
Dans une cuisine
Il y a une bonne qui vient d’être humiliée
Au fond d’elle-même
Quelque chose qui était encore intact
Vient d’être abîmé
Saccagé
Quelque chose qui était encore vivant
Et qui silencieusement riait
Mais
On est entré
On a dit un mot blessant
A propos d’un objet cassé
Et la chose qui était encore capable de rire
S’est arrêtée de rire à tout jamais
Et la bonne reste figée
Figée devant l’évier
Et puis elle se met à trembler
Mais il ne faut pas qu’elle commence à pleurer
Si elle commençait à pleurer
La bonne à tout faire
Elle sait bien qu‘elle ne pourrait rien faire
Pour s’arrêter
Elle porte en elle une si grande misère
Elle la porte depuis si longtemps
Comme un enfant mort mais tout de même
encore un petit peu vivant
Elle sait bien
Que la première larme versée
Toutes les autres larmes viendraient
Et cela ferait un tel vacarme
Qu’on ne pourrait le supporter
Et qu’on la chasserait
Et que cet enfant mourrait tout à fait
Alors elle se tait.
Un beau matin
Il n'avait peur de personne
Il n'avait peur de rien
Mais un matin un beau matin
Il croit voir quelque chose
Mais il dit Ce n'est rien
Et il avait raison
Avec sa raison sans nul doute
Ce n'était rien
Mais le matin ce même matin
Il croit entendre quelqu'un
Et il ouvrit la porte
Et il la referma en disant Personne
Et il avait raison
Avec sa raison sans nul doute
Il n'y avait personne
Mais soudain il eut peur
Et il comprit qu'Il était seul
Mais qu'Il n'était pas tout seul
Et c'est alors qu'il vit
Rien en personne devant lui
Ah c'est beau, on dirait presque du Michel Delpech (quoi, vous avez vraiment écouté les paroles du Loir et Cher ?). Je me rends bien compte qu'à ce stade, j'ai perdu la moitié de mon lectorat mais pas d'inquiétude sourde, la prochaine fois, nous reviendrons à des choses plus substantielles comme les bottes cloutées ou le nouveau calendrier des Dieux du Stade.
Et comme disait J.P. :
Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie.
A l'est d'eden... très, très à l'est
Hello les amis
ce week-end, nous nous sommes envolés en famille vers une destination proche du cercle polaire, à savoir la Belgique en passant par la Lorraine avec mes boots à clous qui m'ont valu un franc succès auprès des contrôleurs de sécurité de l'aéroport.
Comme on a dû m'amputer des doigts à cause du froid, je vais laisser parler les images qui, pour le coup, valent mieux qu'un long discours.

Des paysages de carte postale
un temps magnifique
Le soleil, au zénith...(il est midi)
une ville en constante ébullition
ça pulse, non ?

du vintage et de l'authentique, sans concession

le mini-bar

ma rebelle attitude face aux grands classiques de la littérature

les folles virées shopping, pas de Prada mais du Jony

les bars branchés

de la pure musique live

les copains de beuverie

et pour les enfants, les parcs à thèmes

des heures de jeux en perspective...

d'ailleurs les enfants ne s'y trompent pas, ils s'en donnent à cœur joie

il y en a un récalcitrant qui a essayé de s'enfuir mais on l'a rattrapé

et on lui a promis qu'on le ramènerait pour son anniversaire

ouh la, des lumières qui s'allument quand on appuie sur un bouton

ouh la la, un wagonnet qui monte quand on appuie sur un autre bouton
Autant dire que je me suis é-cla-tée...
Une prochaine fois, nous irons escalader la face Nord du plus haut terril du Pas de Calais en plein hiver et ce sera encore plus drôle.
Save your last dance for me

Salut toi
je t'ai manqué ?
Bah, c'est normal tu sais, te formalises pas, ça fait ça à tout le monde.
En même temps, j'avais rien à dire donc j'allais pas broder un truc juste pour faire du billet, tu le sais maintenant, l'altruisme n'est pas la première de mes qualités et je ne m'en excuse pas

Enfin, puisqu'il faut se livrer corps et âme ici, entre nous, je vous l'avoue, je n'en avais pas fini de faire mon deuil de Patriiiiiiiiiick, le seul, l'unique, celui qui m'a faite telle que je suis, celui qui m'a donné à jamais goût aux circonvolutions de hanches et aux escarpins à paillettes, l'inoubliable interprète de Dirty Dancing, le film culte pour minettes pré-pubères, j'ai nommé Patrick Swayze.
Je peux vous dire que je l'ai attendue la cellule de soutien psychologique mais apparemment, ils ont un max de taf du côté des télécoms alors les états d'âme des groupies éplorées de Johnny Castle ne constituent pas un motif sérieux de déplacement.
Si vous saviez comme j'ai espéré, prié pour avoir mon Johnny à moi, un homme au regard de braise, distribuant des phéromones par paquets de douze à chaque mouvement de bassin, un
danseur flamboyant qui m'apprendrait le soir, dans sa chambrette éclairée à la bougie, les rudiments du mambo et me ferait devenir papillon de lumière sous les projecteurs...
Au lieu de ça, j'ai eu, comme premier partenaire, un agriculteur en goguette, Michel, qui devait se vider la bouteille d'eau de Cologne du Mont Saint du même nom avant de venir en cours et qui me caressait la mimine en me lançant des oeillades bovines qui me tétanisaient d'effroi, une sorte de remake de "l'Amour est dans le pré" sur dance floor et une expérience pour le moins traumatisante pour la jeune danseuse que j'étais.
J'ai donc changé de cours afin d'échapper à mon apollon sur tracteur pour rejoindre Yannick, mon vrai premier partenaire qui a connu une fin bien plus tragique encore que Patrick Swayze et sur laquelle je me garderai bien de plaisanter. Je t'embrasse Yannick, désolée de n'avoir pu danser une dernière rumba avec toi.

Je suis ensuite passée dans les bras d'un légionnaire, athlétique bien qu'un poil rigide (pas facile de danser avec le petit doigt sur la couture du pantalon), qui m'a laissée choir comme une vieille paire de rangers pour aller porter un casque bleu en Bosnie Herzégovine.
Je me suis trop vite consolée avec Alain....Ah Alain, un poème et un excellent danseur, trop pour être honnête d'ailleurs...Alain pensait qu'il était amoureux de moi sauf qu'Alain était homossessouel à l'insu de son plein gré et qu'on se serait cru dans la cage aux folles avec moi dans le rôle de Jean Poiret. J'espère de tout cœur que tu as enfin fait ton coming out, Alain.
J'ai eu brièvement un Loïc qui aurait pu être bien s'il n'avait pas créché à Clermont-Ferrand (et moi à Paris à l'époque), ce qui rendait les entraînements un peu trop rock n'roll avant de tomber sur Stéphane, mon danseur, hétéro, si, si, ça existe (mais c'est rare), kiné de son état (et donc parfait pour me remettre les cervicales en place après le tango) qui a été quasi-idéal jusqu'à ce qu'il me plante en finale de championnat de France pour s'en aller tenir la buvette du gala de danse de sa petite amie...(qui, pour la petite histoire, l'a plaqué l'année suivante pour le prof de salsa muy caliente et pas du tout homossessouel. Ok, y'a une justice mais ça me fait une belle gambette au final).
Tout ça pour dire que mon Johnny, je l'attend encore et je crains que la ménopause ne me surprenne avant qu'un homme au déhanché fatal ne me fasse virevolter le corps et les sens mais bon, l'espoir fait vivre dit-on.
En attendant, je ne résiste pas au plaisir de vous repasser ce final qui a fait vibrer toute une génération de jeunes filles dont je n'ai pas honte de faire partie.
Now I've had the time of my liiiifffe....
Tombe la neige, il ne viendra pas ce soir...
Tombe la neige et mon coeur s'habille de noir.
Salut.
Aujourd'hui, nous n'allons point nous gondoler.
Je suis en demi-deuil. D'ailleurs, je ne porte plus que du legging noir et la blouse Sandro couleur cendre, c'est dire si ça ne glousse pas dans la chaumière.
Après 7 ans de bons et pas trop loyaux services, Vic MacKey, le personnage central de The Shield, la meilleure série jamais réalisée ever, vient de raccrocher son holster.
Définitivement.
Nous laissant seuls, comme un neurone dans la cervelle d'Eve Angeli.

Je ne trahirai rien ni personne en disant que la fin de cette 7ème et dernière saison fut relativement tragique car lorsqu'on a regardé quelques épisodes, on se doute bien que ça ne va pas se terminer en soirée karaoké et punch coco.
Comme j'aimerais revenir 7 ans en arrière et avoir à nouveau 22 ans...QUOI ?
Oui donc, comme j'aimerai revenir 7 années en arrière lorsque j'étais vierge ...(un ange passe, narquois) ...de toute connaissance sur Vic et sa Strike Team.
Certes, nous sommes loin de Sex and the city ou de Desperate Housewives mais il y a chez ce Vic MacKey une puissance animale qui devrait éveiller en vous les filles (ou les garçons, on n'est pas sectaire ici) un je ne sais quoi de désir inavouable.

Il suffit de s'accrocher un brin sur les deux premiers épisodes pour finalement devenir bêtement junkie, en manque à chaque fin de saison et carrément en transe lors de la grève des scénaristes.
Evidemment, vous vous devez de regarder cette série réservée à un public super averti en V.O. sous-titrée parce que Vic, doublé par Jacques Balutin voyez-vous, ce serait juste hors de propos.
Depuis l'arrêt de cette série, ma vie n'est plus la même. Hier, j'ai regardé le grand quizz des animateurs en mangeant un yaourt nature, comme Richard Berry. Vous mesurez le désespoir dans lequel j'ai plongé ?
En prime, je viens d'apprendre que George Clooney vivait une grande aventure intérieure avec...Paris Hilton, la femme dont la pointure dépasse le Q.I. Non mais what else quoi ? Cette année 2009 s'annonce longue et pénible, je vous le dis moi.
Fait divers
Mes amis, l'heure n'est pas à la galéjade aujourd'hui.
Mercredi après-midi, je suis allée faire le plein d'essence (et non pas faire de l'essence comme on l'entend trop souvent). Oui, j'ai une vie absolument trépidante comme vous pouvez le constater.
Je me suis rendue à la station service d'un petit supermarché où il y a toujours si peu de monde qu'on se demande par quel miracle il n'a pas encore fermé ses portes.
Après avoir essayé sans succès d'introduire ma carte dans la pompe 24/24, j'ai fait le plein et je me suis dirigée vers la petite guérite du pompiste. L'homme m'a souri, m'a expliqué que la caisse automatique était capricieuse et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète. Il a effectué la transaction, a fait une remarque sur le temps, sur le fait que mes enfants étaient bien sages et, tout en me disant que cet homme était d'une gentillesse rare, je lui ai souhaité une bonne journée puis je suis partie.
Quelques heures plus tard, il s'est fait tirer dans le dos par un petit truand muni d'un fusil de chasse. Il est toujours entre la vie et la mort. Je suis atterrée de voir que de plus en plus souvent, quelques racailleux sans envergure commettent ce genre de délits, blessant, tuant parfois avant de rentrer chez eux pour se mettre les pieds sous la table en regardant la star'ac, comme si de rien n'était comme dirait Carla.
Je ne le connaissais pas et pourtant son visage et son large sourire ne me quittent pas.




