15 février 2010

J'aime Georges Frêche et les rousquilles...

...et les zézettes aussi mais c'est une autre histoire.

Je vous rassure, personne ne m'a frappé le crâne avec un objet contondant et je n'ai pas fumé de cigarettes qui font rigoler depuis belle lurette.

DSC_0041bPour la petite histoire, on m'a demandé de couvrir un évènement d'internationale importance la semaine dernière où je fis la connaissance de Georgio, le maudit.
Je ne vous fais pas le pitch, je suis une quiche en politique mais vous n'êtes pas sans savoir que le Sieur Frêche, ex-maire de Montpellier et président de la région Languedoc-Roussillon vient de se faire renier par ses pairs du PS pour "dérapages verbaux".
C'était pas la toutoute première fois non plus, Georgio s'est souvent fait remarquer car il a la peau du ventre bien tendue mais surtout la langue bien pendue. Ce qui lui a valu cette récente cabale, ce sont ses paroles à propos de son collègue Fabius, arguant qu'il ne voterait pas pour lui car il avait une "tronche pas catholique".

Fabius est juif, ce n'est pas un scoop et du coup, brandissant la carte de l'intolérable insulte à caractère religieux, les vertueux dirigeants du PS, Dame Aubry en tête ont décidé que enough était enough et qu'il fallait bouter l'importun incontrôlable hors de la Septimanie.

Evidemment la manœuvre a eu pour effet d'attirer toute les sympathies vers le vilipendé dont la mienne car je dois bien l'avouer, faible je suis envers la veuve et l'opprimé plus son petit orphelin.

Mais qu'est-ce qui a fait que je me suis retrouvée devant lui, la lippe légèrement bavouilleuse et entrouverte telle une adolescente pré-pubère au concert des Tokyo Hotel ? 

tokyo_hotel_fans_camping__r

Les fans de Tokyo Hotel passent leur 4ème nuit devant la salle de concert de Esch-sur-Alzette au Luxembourg

Après analyse et fine introspection, on est sûr que ce n'est pas son physique de jeune premier...

DSC_0023

DSC_0027

ni son empathie vis à vis de ses petits camarades

DSC_0032

Comment ça il dort ? Non, il réfléchit au problème de la dérive des continents, son côté écolo-citoyen.

DSC_0041

ses qualités de boute-en-train alors ?

Ou peut-être juste le fait que cet homme n'use et n'abuse pas de circonvolutions sémantiques pour t'enrober les choses dans du papier de soie et que le fait d'être en campagne ne l'empêche nullement de dire trois conneries à la minute, plongeant ainsi ses colistiers dans un désarroi abyssal. En tout état de cause, un érudit à l'égo aussi gonflé que sa panse qui représente une certaine liberté d'expression, notion chère à mon cœur d'ex-journaleuse.

Mais laissons là mes considérations de groupie sur le retour pour aborder un sujet tout aussi controversé, la rousquille, fleuron de la haute gastronomie catalane. Ah ça, je m'étais gaussée allègrement sur le gâteau à trou, sponsorisé par Rubson, j'en ai d'ailleurs disposé quelques-unes ça et là dans ma cave et ça marche, elles absorbent l'humidité ambiante et font également office de mort aux rats puisque les pauvres souris se jettent dessus avant de mourir d'étouffement.

Mais depuis cet article, d'aucuns ou d'aucunes s'étaient jurés de me faire changer d'avis sur le gâteau sec et moi, je rigolais bêtement sous cape en pensant que celui qui me ferait admettre que la rousquille fraîche existait n'était pas né.

Bon que celui qui n'a jamais changé d'avis me jette sa première rousquille mais pas trop fort hein, ça peut faire hyper mal. Ainsi, par la grâce de Véro, voici ce que j'ai reçu un beau matin :

DSC_0003

Déjà, y'a pas de trou, c'est très perturbant, elles viennent d'Arles-sur-Tech, de chez Jean Touron qui, par contradiction patronymique a décidé de se spécialiser dans les rousquilles fondantes. Et il se débrouille bien le bougre car j'ai été obligée de ravaler mon fiel devant la texture plutôt moelleuse des gâteaux qu'il convient de manger dans les trois jours suivant leur fabrication. Il y a encore peu de chances pour que je fasse la route jusqu'à Arles-sur-Tech pour en acheter mais si vous devez un jour goûter des rousquilles, autant que ce soient celles-là.

Par contre, je reste intraitable sur les bougnettes, qu'on se le dise !bunyetes

La prochaine fois, nous nous essaierons nous-mêmes à la fabrication de rousquilles et nous causerons zézettes mais devant tant d'indécence culinaire, mon four a décidé de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu (petite précision linguistique : contrairement aux idées reçues, l'immolation peut avoir lieu par l'eau, le feu, la terre, le bois, le fer etc...) donc il faudra patienter encore un peu avant de s'immerger corps et âme dans les secrets de la grande cuisine régionale. Je vois bien que ça vous fait de la peine, va.


Posté par ambrevanille à 19:22 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,


L'envie d'avoir Envy

A l'époque où Hervé s'appelait Madeleine et donnait dans le registre culinaire, moi, je m'appelais Lola Delambre et je prodiguais un tout autre style de recettes.

Ceux qui me connaissent savent que j'ai écrit pour à peu près tous les styles de périodiques et s'il me reste finalement peu de choses tangibles de cette époque bénie où la presse vivait ses 30 glorieuses et où le prix du feuillet s'envolait toujours plus loin, toujours plus haut, j'ai gardé pour le papier, une attirance qui me pousse à acheter tout ce qui sort, du plus vil torchon people au Nouveau Chasseur Français en passant par Nous Deux et Modes et Travaux.

Croyez-moi, je ne suis pas fière de participer allègrement à la déforestation massive de l'Amazonie. En même temps, Yann Arthus est bien mignon mais il les imprime pas sur du papier recyclé ses bouquins de photos (à part celui de Reporters sans Frontières, je me suis renseignée) et les hélicos que lui et mon seigneur et maître Nicolas Bulot utilisent pour aller voir au sommet du kilimandjaro si j'y suis, ils fonctionnent pas à l'huile de chanvre, hein ?
Tout ça pour dire que j'ai acheté le dernier hebdomadaire féminin/people/actu qui répond au doux titre d'Envy.

med1

Comme tu peux voir, il y a de l'info de premier ordre : Angelina va donc constituer sa propre équipe de foot, SJP saoule son Mr Big et Emmanuelle Seigner se trouve plus intéressante et moi je dis,tant mieux pour elle parce que nous, on s'en bat la rétine avec des pattes de cloportes.

med10

De la it tendance où l'on essaie de te refourguer le jegging (jogging + legging donc) neige comme une "urgence mode". Oui, si toi aussi, tu veux ressembler à Jean-Pierre François, mets ton jegging, un débardeur jaune bien échancré sous l'aisselle et entonne "je te survivrai par delà les temps, je te survivrai..."

med14

Des rubriques où l'on te montre ce que tu peux t'acheter et ce que tu peux pas, parce que, va demander un crédit à ton banquier pour t'acheter des Louboutin et reviens-donc nous donner sa réponse, si, si, vas-y.

Et puis plein d'autres pages, des tests, des jeux comme dans Femme actuelle, du make-up, de l'actu ciné, des idées de sorties...enfin rien de nouveau à l'horizon de la presse et on ne saurait manquer de faire le rapprochement avec Grazia, même format, mêmes rubriques, bouh, c'est pas bien de copier.

Enfin, moi, il suffit que tu me changes l'ordre des pages et le pantone de la couv' pour que je l'achète mais je ne suis pas un exemple, loin s'en faut.

Vous n'êtes pas obligés d'acquiescer.

Crédit photos : www.envy.fr

Posté par ambrevanille à 14:39 - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
  1